L’Artothèque et ses 30 ans !

L’artothèque de Caen n’est plus à présenter et est au centre de la vie culturelle caennaise depuis maintenant trois décennies. Il y a ses expositions, bien sûr, qui nous permettent d’approcher de plus près les travaux d’artistes contemporains et d’explorer les projets de recherche artistique lors des résidences. C’est toujours avec plaisir que je me rends dans ce lieu, car je sais d’avance que j’y trouverai des travaux de qualités, qui me donnent cette envie de m’attarder toujours un peu plus sur une oeuvre, de me laisser, le temps de quelques minutes, happer par des univers artistiques aussi nombreux qu’il y a d’artistes. Je suis toujours ou presque à la recherche d’une nouvelle confrontation avec l’oeuvre, d’une surprise, d’un événement inédit. Je ne sais pas si c’est pour sortir de la simple contemplation ou pour y plonger tête baissée, mais c’est toujours une expérience particulière que de prendre le temps d’observer la technique, le projet, la démarche, et de s’interroger sur l’accomplissement et la finalité de ceux-ci. Oh, bien sûr (et malgré les apparences qui pourraient parfois me faire passer pour “bon public”), je n’adhère pas à tout, loin de là. Mais je trouve qu’il est tout aussi intéressant de se demander “pourquoi ça ne me parle pas ?” plutôt de que tracer sa route face à une oeuvre qui nous repousse et que l’on ne veut pas affronter. La perception du spectateur, ses impressions, ont aussi leur valeur et ne doivent pas être remises en cause, même si elles peuvent aller à l’encontre d’un travail artistique. Tout se complète et les strates qui composent une oeuvre se basent aussi sur les réactions de celui qui les voit.

C’est aussi pour ça, je pense, que l’artothèque a sa place dans le coeur des amateurs d’art depuis 30 ans. Le lieu, au-delà d’être beau architecturalement, est grand et permet cette immersion dans l’art. Même si d’autres visiteurs s’aventurent en même temps que vous, tout est mis en oeuvre pour que la vision ne soit pas altérée et que vous puissiez vous atteler pleinement à votre réflexion. Un lieu pour l’art, voilà comment je le définirais. Et même si l’on souhaite percevoir les oeuvres d’une autre manière que dans un lieu qui lui est dédié (les oeuvres sagement exposées sur les murs d’une galerie peuvent parfois perdre de leur essence, et je peux comprendre entièrement cet argument), pourquoi ne pas simplement les emprunter et les mettre chez soi ?

Pour fêter ses 30 ans, c’est cette relation entre l’art et le spectateur qui est mise en avant, avec plusieurs événements : au sein de l’Artothèque, tout d’abord, avec une première partie, “Avec eux”, qui met en avant 24 sérigraphies inédites réalisées par 24 artistes qui ont marqué l’histoire de l’Artothèque, d’Alexis Debeuf à Philippe Boutibonnes en passant par Maude Maris ou Anne Houel. Puis, l’anniversaire se poursuit à l’étage, avec l’exposition d’une collection privée, “J’ai des certitudes sur mes doutes”. C’est là un regard de spectateur et d’amateur d’art averti qui a construit sa collection au fil des années et où il nous est expliqué cette relation si particulière, parfois inconfortable mais toujours gratifiante. Enfin, passage express au Musée des Beaux-Arts de Caen, pour y voir “l’Artothèque invitée”, où une sélection des collections de l’artothèque y est présentée. L’artothèque de Caen met en valeur toutes les formes d’art, et n’est pas en reste lorsqu’il s’agit de laisser la place au spectacle vivant ;). Ce mélange des arts est toujours fascinant, et j’attends de prendre connaissance de tous les projets qui nous serons réservés pour les dix prochaines années 🙂

À très vite !

Expositions visibles jusqu’au 23 décembre ! (vite vite !)

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