Expo – Rêver l’art en roses

Et si on s’offrait des fleurs ? Mais pas n’importe lesquelles, ça non ! Des roses. Mais pas n’importe lesquelles non plus. Des roses immortelles, figées dans le temps. Des roses pleines de lumière, pleines de couleurs, et qui ne fanent jamais. Un peu comme dans les rêves ou dans les histoires. Car la rose est inscrite depuis des siècle dans notre imaginaire. L’art en est témoin.

Mignonne, allons voir si la rose…

Des roses, Laure Julien en a rêvé. Dans sa dernière exposition, elle en fait l’éloge et présente cette fleur sous toutes ses formes. “Des rêves et des roses” : nous voilà guidés. La rose a accompagné les rêveries des artistes depuis bien longtemps. Symbole de renaissance, mais aussi de mystère, elle se dote d’une beauté qui sait se défendre. On a donné à la rose des sens bien différents, apportant à cette fleur une valeur inégalée. À la Renaissance (justement), Botticelli en fait presque une divinité, dans Le Sacre du Printemps.

Il est là, le point de départ de Laure Julien. Après un voyage à Florence sur les traces des artistes italiens. La rose s’accroche à ses bagages, et devient vite le totem de la Galerie.

Mais les choses ne peuvent pas s’arrêter là quand le rêve s’invite dans la danse. Ce sera une exposition, avec 40 oeuvres. Toutes différentes. De la figuration à l’abstraction, comme pour analyser dans les moindres recoins les pouvoirs de cette plante.

Les roses d’image et de mots

Les oeuvres de Laure Julien sont une “célébration autour de la rose”, selon ses mots. Pour cela, rien de tel que de la décliner sous toutes ses formes et sur tous les supports possibles. Le végétal s’intègre dans chacun de ces supports. Figurative ou abstraite, peinte, sérigraphie, à l’encre ou couverte de résine. Ces décoctions artistiques figent l’éphémère dans l’éternel.

Pourquoi ? Pour se laisser porter, s’amuser avec les supports, laisser parler sa créativité. Et raconter des histoires.

Les histoires justement. Chaque oeuvre est accompagnée d’un texte. Mais lui non plus, pas n’importe lequel. Un haïku japonais. Quelques mots posés sur papier selon ce que dégage chaque composition plastique. L’auteur s’est laissé guidé par un autre imaginaire. Un autre rêve, pour mieux jouer avec les mots.

Cette rencontre entre l’image et les mots ouvre la voie à un troisième niveau de rêve : celui du visiteur. Qu’il choisisse de contempler l’un, puis l’autre, ou bien l’un et l’autre, c’est à lui que reviendra le fin mot de l’histoire.

Quand l’art et la fleur se croisent à nouveau, c’est une nouvelle nourriture de l’esprit qui s’amorce. La cuillère est bien là pour nous le rappeler. Et si l’ensemble de l’exposition n’est pas n’importe quel ensemble, il laisse aussi place au hasard. Des résultats parfois inattendus montrent qu’au fond, la rose reste un terrain de jeu pour le rêve, dont nous ne sommes pas toujours maîtres.


Bon à savoir

Exposition “Des rêves et des roses”, à découvrir jusqu’au 3 novembre ! Autrement dit, courrez-y !
Où ? À la Galerie des Sens (Caen)


À très vite !

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