Se raconter des Histoire(s)

Tu vois cette sensation de légèreté et d’excitation quand un imprévu croise ta route ? Ces jolis moments qui éveillent ton attention là où tu ne l’avais pas suspecté ? Ces petites choses qui apportent un truc en plus à ta journée ? Un exposition, par exemple, que tu n’attendais pas. Comme Histoire(s), de Jean-Louis Faure, à la Bibliothèque Alexis de Tocqueville de Caen.

Une Histoire, des histoires

Si je devais résumer cette exposition en un mot, je choisirais “surprise”. Car c’est par surprise que les oeuvres de Jean-Louis Faure ont croisé mon chemin. Pleine d’entrain pour aller emprunter quelques livres en ce samedi matin – la culture, tout ça – je suis donc tombée sur une exposition aussi fantastique qu’imprévue. (Bon, mon manque d’assiduité sur les agendas culturels ces dernières semaines y est sûrement pour quelque chose…). L’oeil aussitôt attiré par une sorte d’univers hybride entre Magritte et Marcel Duchamp, la surprise fût double face à des oeuvres aussi foisonnantes, dans la forme et dans le fond.

À toi de jouer

Les installations de Faure – artiste qui d’ailleurs m’était inconnu jusque-là – invitent aux voyages. Voyage dans le temps, voyage dans l’espace, et voyage dans l’esprit, aussi. Les histoires de Jean-Louis Faure sont à la fois un conte et un roman d’aventure. Si tu y mets les pieds, nul doute que tu auras le sentiment d’atterrir en plein roman de Jules Verne ou dans un de ces cabinets de curiosité. C’est aussi un foisonnement de sens et de références, puisées dans l’histoire du monde. Des penchants coloniaux au marché de l’art ou à la seconde Guerre Mondiale, c’est une traversée dans le temps, avec toute l’ironie nécessaire. Et si on jouait aux explorateurs ?

Les oeuvres de Jean-Louis Faure agissent presque comme des messages codés à décrypter. Des histoires et de l’Histoire, oui, mais aussi des concepts, des préceptes, des principes. Les oeuvres sont des rébus plein d’humour noir, pour raconter sans détour l’histoire de l’humanité, dans toute sa contradiction. Un mélange intelligent et attirant, par le travail de la matière, là encore très présent. Tout en courbes et en bois, les installations jouent aussi au jeu de la transparence et du mécanisme, pour donner l’impression de s’animer. Face à ces formes incongrues, on se retrouve tantôt rêveur, tantôt dubitatif, mais pleinement humain.

En clair, une exposition à l’esthétique formidable et riche de sens qu’il ne faut en aucun cas manquer !


À savoir

  • Exposition visible à la Bibliothèque Alexis de Tocqueville de Caen, jusqu’au 22 avril (Entrée libre)
  • Plus d’infos : c’est ici !

À très vite !

One Reply to “Se raconter des Histoire(s)”

  1. […] qu’actuel qu’est l’excision. Plusieurs moments construiront ce temps fort, à la Bibliothèque Alexis de Tocqueville. D’abord, un atelier d’ethnologie, le 6 avril de 10h30 à 12h. Puis, une conférence […]

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